La guerre civile Mathosienne





Extraits du journal de guerre d'Aedraxis Mathos



Extrait I


En ce jour, nous, Aedraxis Ier, descendant en ligne directe de Mathos, avons entrepris le siège de Port Scion, joyau de notre empire et domaine de notre frère royal, Zareph. Sa cité possède des richesses sans commune mesure, et pourtant Zareph a refusé de financer les projets d'expansion royaux, préférant comploter dans le but de supplanter notre autorité légitime. Malgré son arrogance, il reste notre frère. Mathosiens ! Lorsque vous lirez ceci à vos enfants, et qu'ils le liront à leur tour aux leurs, sachez que ce n'est pas de gaieté de cœur que votre roi a vu les pierres des catapultes et les flammes des Mages démolir les murs de la maison de son frère.

Extrait II


Port Scion est à nous, et pourtant nous n'en retirons aucune satisfaction. Zareph s'est enfui en emmenant la majeure partie de ses nobles, de son armée, tous les citoyens valides, et je ne sais comment, toutes les richesses de la ville ! Il n'a laissé que les habitants trop faibles pour voyager (et encore, pas tous !) et a confié la ville à sa garde d'honneur, deux cents hommes qui sont parvenus, par la ruse et la malveillance, à résister au siège de Port Scion pendant trois semaines.
Grâce à une enquête poussée, j'ai appris que Zareph avait anticipé mon courroux. Pendant quelques mois, chaque jour, il a évacué des dizaines de personnes de la ville, déguisées en voyageurs. Cela prouve que Zareph avait prévu de me trahir.
J'ai fait décapiter toutes les femmes de nobles qui étaient restées à Port Scion, pour ne pas risquer de problèmes futurs à cause de quelque lignée véreuse !



Extrait III


Enfin, voici l'or ! L'un de mes Chevaliers dragons a vu un soldat se pencher devant une icône de Thedeor et a remarqué un panneau caché à la base de la statue. Derrière se trouvait une pièce secrète contenant d'immenses richesses, mais qui représentent seulement le quart du trésor de Port Scion. Nous avons vidé la pièce et avons laissé le soldat révérencieux en échange, afin qu'il se sente proche des dieux.
En emportant la majeure partie du trésor, Zareph a volé des ressources dont son roi a grandement besoin. Comme les paysans et les marchands refusent de payer nos impôts pourtant justes et raisonnables, les finances sont au plus bas. Néanmoins, cette découverte nous est d'un grand secours. Nous avons engagé des mercenaires du Sud pour harceler les hors-la-loi de Zareph, et nous avons chargé notre vieux professeur, Orphiel, de construire des machines de guerre eths. Cela devrait l'empêcher de nuire. Orphiel ouvrira ensuite les Plans afin que Mathosia, unie à nouveau, se lance à leur conquête. Zareph aurait pu s'avancer dans ces nouveaux mondes à ma suite. À présent, il ira devant moi, son crâne au sommet de mon étendard.



Extrait IV


Maudit, odieux, satané Kalmar ! Mes mercenaires et mes machines avaient fini par acculer Zareph dans le château de mon cher ami assassiné, Ulfrid du Bois du Crépuscule. Alors que mes hommes escaladaient les remparts, qui donc pouvait oser attaquer mes gardes du corps, si ce n'est ce fichu Cyril à la Grande épée ! Il a lancé la tête de mon chevalier sur les murailles pour montrer aux hommes de Zareph la nature de mes serviteurs, et a ensuite essayé d'assassiner son roi ! J'ai cédé du terrain, de façon stratégique, bien sûr ! Finalement, et dans le but d'obtenir la victoire plus rapidement, j'ai concentré mon pouvoir sur mes hommes, ils ont abandonné les fardeaux que sont la chair et la vie, devenant une vague d'ossements cliquetants qui a attaqué Zareph et perturbé Cyril. Ravi de ma victoire imminente, je suis parti rejoindre ma chère Alsbeth et ses conseillers.



Extrait V


Comment est-ce possible ? Zareph et Cyril ont vaincu mes mort-vivants et ont avancé sur Bois d'Argent où ils ont retrouvé un contingent de Hauts-Elfes mené par cette catin de Shyla. Borrin des Nains les a également rejoint, avec le soutien technique que son peuple avait refusé à mes armées. Même le bâtard de mon vieux radoteur de père, ce Carwin tout de noir vêtu, a trouvé le moyen d'arrêter de se lamenter sur les Bois-Granite que j'ai utilisés pour mon effort de guerre, et a rejoint les rebelles. À l'heure où j'écris ces lignes, ils se dirigent vers mes positions, à Ardenburgh.
Oh, mais ils ne s'attendent pas à ce que je leur prépare ! Depuis des siècles, le fils ainé du roi de Mathosia règne sur Telara, et moi, je règnerai pour l'éternité sur toute la création. En plus de mes innombrables légions de mort-vivants, en plus de mes propres prouesses en sorcellerie, j'ai demandé à cet imbécile narcissique d'Orphiel de bâtir une machine capable d'ouvrir les Plans. L'un d'entre eux en particulier, où demeure l'autre partie de moi-même.
Car je ne suis pas encore complet et ne l'ai jamais été de toute mon existence. Je vais déchirer le ciel tandis que mon autre moitié me rejoindra. Imaginez ! Je suis la moitié promise de Celui qui est le plus vaste et le plus ultime des êtres. Je suis déjà Son égal.
Je crois que finalement, je vais revenir au « Nous » royal, c'est plus adéquat…

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